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CASSHERN de
Kiriya Kazuaki
- 2004 - JAPON
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Avec Susumu Terajima,
Hiroyuki Miyazako, Mayumi Sada, Hidetoshi Nishijima ... |
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GENRE :
SF
NOTE :6/
10
Résumé
50 après la seconde guerre mondiale, le monde est divisé en deux zone se livrant une guerre sanglante et sans merci : le continent européen et la Grande Fédération d'Asie, dominant une grande partie de l'Eurasie. C'est dans ce contexte de guerre que le docteur Azuma Higaishi met au point un traitement de régénérescence cellulaire dans l'espoir de guérir sa femme gravement malade mais ses recherches viennent à être stoppées par le Gouvernement qui souhaite mettre en place son propre programme. Mais de ces expérimentations naissent les "néo-sapiens" et Casshern, des êtres aux pouvoirs décuplés .
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| Dire que ce premier film de Kiriya Kazuaki était attendu relève de l'euphémisme tant les premières bandes annonces étaient alléchantes et laissaient présager d'un film époustouflant, notamment sur le plan technique et visuel. Surfant sur la vague esthétique qui touche de plus en plus les dernière productions asiatiques (2046, Le secret des poignards volants, Innocence...), Casshern souhaite relever le défi de s'imposer comme le chef de file d'une nouvelle génération de film, intégrant presque imperceptiblement des acteurs aux images de synthèse. L'incursion dans le septième art de ce nouveau réalisateur japonais restera t'elle dans les annales ? |
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Les première images atteignant notre rétine oculaire attestent de l'immense bond en avant opéré par les japonais en matière d'effets spéciaux. Oubliez tout ce que vous avez pu voir récemment en matière de science fiction, Casshern ensevelit tout sur son passage en nous subjuguant d'une beauté visuelle criarde et inimaginable. Comment ne pas rester ébahi devant ce néo sapiens tenant son drapeau face à la lune, devant les couleurs chatoyantes et harmonieuses de la demeure de Azuma ou encore devant ce jardin d'Eden où se retrouve Luna et Casshern? |
Sur un plan purement technique, la réussite du film de Kiriya Kazuaki est sans appel, il s'agit d'un projet ambitieux qui n'a pas démenti ses promesses, et ce tout au long du film, même si fatidiquement, l'excitation des débuts s'amoindrit quelque peu vers la fin, par habitude plus que par lassitude. Evidemment tout n'est pas parfait, l'insertion des acteurs dans ces décors factices reste trop visible au début et certaines modélisations restent en deçà du travail effectué sur les décors notamment (c'est le cas pour cette armée de robots aux mouvement assez indigestes) mais dans sa globalité Casshern revisite le monde de la SF de très belle manière et la frontière entre fiction et réalité s'amoindrit toujours plus.
| Pourtant, suite à cette première sensation de découverte visuelle, une désagréable impression de vide émane du film. Certes c'est beau mais ça reste dans l'ensemble très superficiel, une vitrine technologique sans réelle âme où le faux l'emporte sur le réel. Evidemment il s'agit ici d'un premier essai, plutôt concluant sur le plan technique et qui laisse présager de bien belles choses pour le futur, mais en aucun Casshern se révèle être une leçon de cinéma...A commencer par sa narration désastreuse qui ne fait qu'accumuler des plans tous plus beaux les uns que les autres mais sans réelle harmonie. On a l'impression d'assister à un énorme clip vidéo, sentiment soutenu par une bande son omniprésente, chargée d'assurer un rythme que ne parvient pas à insuffler le scénario. |
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Le scénario en lui même n'a rien d'implacable non plus, empruntant un peu à droite et à gauche pour un résultat plutôt banal même s'il parvient à réserver quelques belles surprises, d'ordre techniques bien évidemment (le réveil de Casshern face à l'armée robotisée des néo sapiens est des plus impressionnantes). Basée sur une fiction de l'après guerre où les progrès technologiques auraient connus un énorme bond en avant, Kiriya Kazuaki se charge de fournir une simple plate-forme de développement à son imagination plutôt qu'un réel scénario. Vu, revu et corrigé, l'histoire se veut simpliste donc manichéenne avec d'une part les méchants (néo sapiens) et d'autre part les gentils (Casshern et les humains) se livrant chacun une guerre pour leur survie et où l'on vient à se rendre compte que le bien n'est pas toujours là où l'on pense qu'il soit. Mais ne soyons pas mauvaise langue, Casshern possède tout de même l'indéniable avantage qu'il peut être visionné en famille de 7 à 77ans et qu'il ne soulèvera pas d'houleuses discussions de compréhension durant les repas de famille. Un bon point donc.
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Musicalement, les compositions sont de premier choix même si elles s'opposent partiellement durant le film, tentant de faire passer Casshern tantôt pour auteuriste (musique classique) tant comme un pur produit de divertissement (guitares acérées avec passages de métal durant les scènes d'action)...Ce premier film de Kazuaki apparaît donc plutôt bancal à l'image de ce dernier message où il souhaite nous ouvrir les yeux sur le caractère violent et élitiste de l'espèce humaine, dont le seul loup est lui même. Dommage qu'il ne soit que trop succinctement abordé et de manière trop tardive, il aura au moins le mérite de prouver les bonnes intentions du réalisateur ? |
L'interprétation quant à elle est irréprochable, le casting étant parfaitement adapté notamment avec le couple Iseya Yusuke et Aso Kumiko, dont la beauté respective se confond avec celle des paysages modélisées.
| Décevant sur bien des points, Casshern n'en reste pas moins un film à voir pour ses qualités techniques indéniables...Plus proche de l'univers d'un jeu vidéo que de celui du septième art, il sera à même de ravir les férus de science fiction, les autres n'y verront qu'un film mineur, en aucun cas révolutionnaire, et dont on oubliera le nom si tôt visionné. |
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Musashi
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