"Le
temps, l'art et l'amour, des thèmes universels et classique
mais qui ont toujours fait recette. Cette deuxième moitié
de festival a confirmé ce que les premiers jours avaient laissé
paraître, la sélection asiatique est gouvernée
cette année par le temps qui passe et qui est tantôt
prétexte à une histoire adolescente dans l'île
de Taïwan, tantôt à brosser le portrait d'un peintre
dans la Corée du XIXe siècle.
L'art y tient également une place de choix et c'est en s'interrogeant
sur son rapport aux idéologies que les films s'élèvent.
Deux temps forts de ce festival, la présentation en compétition
du magnifique Chihwaseon, qui
aurait grandement mérité la Palme comme d'autres lauréat
du Prix de la mise en scène avant lui et Mon-rak
Transistor, un film thailandais de Pen-ek Ratanaruang, petit
moment de bonheur cinématographique à ne pas manquer
lors de sa sortie sur les écrans. Côté récompenses,
un prix du Jury pour le Suleiman (palestinien) et un Grand Prix pour
Kaurismaki.
Même le prix du 55e Anniversaire pour le documentaire sur la
violence et les armes aux Etats-Unis.
Un palmarès qui n'oublie personne et est presque consensuel.
David Lynch a toujours dérangé par les films qu'il a
réalisés. Pour la première fois de sa carrière,
le jury qu'il présidait à décerné un palmarès
sans vagues.
Les paradoxes du temps..." |