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Yoko est une documentariste, est
enceinte de son amant Taiwanais et retourne au Japon
pour voir sa famille sans intention de se marier avec
lui, au grand désespoir de ses parents. Elle
démarre une relation platonique avec un vendeur
de livres d'occasions Hajime (éternel flegmatique
Tadanobu Asano) qui, lui, passe son temps à enregistrer
les sons du métro et des trains qu'il rencontre.
De leur relation va naître le prétexte
du film, partir à la recherche du Café
Lumière où jadis un artiste avait l'habitude
de se ressourcer. Mais ce n'est bien qu'un prétexte
pour partir à la découverte du Japon d'aujourd'hui
au fil de ses voies ferrées.
Revenant de Taïwan,
posant les pieds au Japon ancestral, Yoko représente
en quelque sorte l'alter-ego de HHH dans le film. Celui
qui pose un regard ouvert sur ce pays. En long plans
fixes chers à Ozu, il dépeint une société
pleine de ses vacuités, dense de son isolement,
dont les fragments de vie sont reliés entre eux
par ces lignes de train qui sillonnent, presque immuables,
le Japon d'une génération à l'autre.
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