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GENRE :Le bien contre le mal dans un champ de blé
NOTE : 6.5/10
RESUME :
Arren, prince d’Enlad, s’enfuit du château après avoir assassiné son père.
Alors qu’il est sur le point d’être attaqué par une meute de loups, il est secouru par Epervier l’archimage, qui a pour mission de rétablir l’équilibre de Terremer, dangereusement mis en péril par une force mystérieuse. .
SITE OFFICIEL DU FILM : LE CONTE DE TERREMER
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« Les Contes de Terremer » est une libre adaptation d’une partie d’un cycle de light-fantasy écrit par Ursula K. Le Guin, l’une des grandes dames de la science-fiction anglo-saxonne avec Tanith Lee, Catherine Moore, Marion Zimmer Bradley ou encore Anne Mc Caffrey.
Initiée à la fin des années soixante, cette œuvre nous raconte la vie de Ged (Epervier), sorcier puis archimage de Terremer, gardien de l’unité du monde.
Goro Miyazki reprend dans son film des éléments du troisième et quatrième tome de la saga « L’ultime rivage » et « Tehanu ».
Adaptation ? Inspiration ? Les connaisseurs de l’œuvre de Le Guin crieront au sacrilège tant l’histoire est tronquée et simplifiée. Mais tout comme « Appleseed » pour le manga de Masamune Shirow, elle aura au moins le mérite de pousser toute une nouvelle génération à découvrir ces fabuleux romans intemporels. |
« Les Contes de Terremer » est-il un bon Ghibli ?
La question est ardue, car Goro Miyazaki a sans aucun doute manqué d’ambition. Mais il aurait aussi pu faire bien pire… |
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Le jeune réalisateur, d’abord rétif à l’idée de reprendre le flambeau s’est finalement laissé convaincre par le producteur Toshio Suzuki et a pris les rênes de cette production modeste réalisée dans un temps record, 8 mois et demi.
Moins exubérant que les œuvres du père, moins onirique, moins mouvementé, plus sombre également, « Les Contes de Terremer » se rapproche davantage du « Horus » d’Isao Takahata par son design épuré, sa sécheresse de ton et son discours sur la vie, la mort et l’inéluctabilité des choses.
Le film donne en effet l’impression d’avoir été réalisé au début des années quatre-vingt.
Miyazaki n’a pas cherché à nous en mettre plein la vue. Préférant jouer la prudence, il remplit son cahier des charges avec un bon Ghibli des débuts, prouvant qu’il est capable de fournir un produit de bonne facture tout en y apportant sa sensibilité.
Peu ou pas de scènes marquantes dans ce film là. L’accent est placé sur la psychologie des personnages ainsi que sur le message plus ou moins philosophique. Certains trouveront le long-métrage ennuyeux et plat, d’autres seront bien plus indulgents. |
Moins réussi que le « Royaume des Chats », d’Hiroyuki Morita, « Les Contes de Terremer » souffre également de l’attente des spectateurs vis à vis du nom « Miyazaki ».
Dans quelques années on redécouvrira sans aucun doute ce film solide et introspectif sous un angle nouveau.
En attendant laissons passer l’orage et gageons que ce n’est pas la dernière fois que nous entendrons parler de Goro Miyazak. |
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