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| Miyazaki
Hayao |
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PORTRAIT A VENIR |
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| FILMOGRAPHIE |
| LE
CHATEAU DANS LE CIEL |
Réalisateur
: Miyazaki Hayao |
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LE
CHATEAU DANS LE CIEL: 1998
- Japon
GENRE: Film
Animation
NOTE: -/10
Résumé :
"Retenue
prisonnière par des pirates dans un dirigeable, la jeune
Sheeta saute dans le vide en tentant de leur échapper.
Elle est sauvée in extremis par Pazu, un jeune pilote
d'avion travaillant dans une cité minière. Les
pirates leur donnent la chasse.
Au terme d'une course-poursuite effrénée, Sheeta
se confie à Pazu, lui avouant qu'elle est la descendante
des souverains de Laputa, la cité mythique située
dans les airs. Elle est par conséquent la seule détentrice
du secret de Laputa que le chef des armées, le cruel
Muska, cherche à percer. "
Découvrez le site officiel : http://www.lechateaudansleciel.com/ |
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| LE
VOYAGE DE CHIHIRO de Miyazaki Hayao - 2001 - JAPON |
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LE
VOYAGE DE CHIHIRO
Goyangileul Butakhae
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LE
VOYAGE DE CHIHIRO : 2001
- Japon
GENRE: Film
Animation
NOTE: 7/10
En route pour un déménagement, Chihiro et ses
parents s'aventurent dans un tunnel étrange. De l'autre
côté, ils découvrent un paysage libre et
paisible et déambulent parmi les échoppes étrangement
désertées. Ainsi débute ce conte poétique
made in Japan.
Chihiro est une fillette timorée qui va se retrouver
propulsée, malgré elle, dans un univers étrange,
celui de Miyazaki qui revient ici, après princesse Mononoke,
plus magistral que jamais nous raconter " le fabuleux
voyage de Chihiro ". Trahis par leur avidité,
les parents de Chihiro se voient changés en porcs tandis
qu'elle doit trouver un moyen d'échapper au peuple de
la nuit qui flaire les humains à plusieurs kilomètres.
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Elle
trouve ainsi appui chez Haku qui va lui ouvrir les portes des
Grands Bains, un institut étrange où les dieux
de tous acabits viennent se délasser une fois la nuit
venue. Commence alors pour elle un parcours initiatique qui
va la mener de simple sbire à sa propre rédemption
et celle de sa famille.
C'est
un plaisir incomparable que celui de retrouver l'univers délirant
de Hayao Miyazaki où cohabitent les Sans-visages, les
boules de suie, les vieillards à huit bras, les nourrissons
de plusieurs quintaux, les dragons et autres dieux de la rivière.
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Comme
dans ses précédents films, il nous propose de
suivre un personnage qui a trouvé une porte vers l'autre
côté, celui de la magie, de la féerie et
de l'oubli du dehors. Sorte d'Alice au pays des merveilles,
chacune des uvres de Miyazaki et celle-ci en particulier
suit le sentier du fantastique jusqu'à rencontrer celui
du monde réel. |
| Alors
que Yubaba, la vieille tenancière des lieux, un peu sorcière
sur les bords fait tout voler autour d'elle et que les êtres
se métamorphosent en ce que leur khârma leur dicte,
on croise un vieillard éreinté qui doit chauffer
les thermes avec du bon vieux charbon. On a également
affaire à un contrôleur de billets sur une ligne
de chemin de fer à moitié recouverte par les flots. |
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Miyazaki
rend compte d'un monde où les valeurs se perdent comme
les identités et pour mieux nous les rappeler choisit
l'histoire simple (et classique me direz-vous) d'une fillette
innocente et sincère confrontée à la vraisemblable
déchéance de la morale. Le travail, le nom comme
identité individuelle et reconnaissance communautaire,
la loyauté, le désintéressement opposé
à la cupidité sont des thèmes que le Japon
contemporain questionne perpétuellement et qui trouvent
ici une partie de leurs réponses. |
Mais
au-delà des valeurs standards, c'est un pont spirituel
qu'il jette entre une société traditionnelle et
l'attrait pour des valeurs plus pécuniaires où
l'or-étalon remplace les croyances religieuses : les
métamorphoses successives des personnages s'inscrivent
dans un cycle, celui des réincarnations déterminées
par les chemins de vie individuels ; voir Yubaba et sa jumelle
coexister dans un monde où l'une a constamment le dessus
sur l'autre, c'est réécrire l'antagonisme permanent
qui existe dans chaque parcelle de notre univers.
Et voir la mer gagner peu à peu du terrain sur le microcosme
fantastique, c'est rappeler les craintes et la crise d'identité
d'un Japon insulaire où le seul salut reste le pont ;
pont entre passé et futur, entre le pouvoir de l'imaginaire
et celui de l'argent. |
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Il
y aurait encore à fouiller dans le Voyage de Chihiro
tant il recelle de trésors enfouis à l'instar
de ces décors riches et somptueux où la palette
graphique de l'artiste jointe à celle de l'ordinateur
fournit une image des plus splendides, d'une extraordinaire
corporéité, loin de la pauvreté de celle
que l'on peut voir aujourd'hui dans l'animation commerciale.
On se croirait revenu à la grande époque de la
Toei Animation où valeurs et qualité graphique
faisaient excellent ménage. Les studios Ghibli ressuscitent
cet âge d'or, y incorporent un peu d'inspiration, une
grande dose de talent pour peindre une des fresques les plus
abouties du cinéma d'animation japonais. |
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