GENRE : DOCUMENTAIRE
RESUME :
Le film témoigne de l’aventure et de la vie parfois horrible d’un gosse de dix ans, Shyamal Bagh, qui a vécu dans les gares de la ville de Calcutta. Il a passé beaucoup de temps dans l’asile de nuit (“Foyer”) d’une ONG dans le passé, mais cette fois-ci, il désire s’installer en permanence dans le “Foyer” pour un meilleur avenir et il y suit une formation professionnelle depuis 15 jours... Shyamol se rappelle affectueusement son grand-père qui l’aimait et qui mourut dans un accident ; il raconte en détail comment son père alcoolique et grossier succomba à une mort subite... Il parle de sa mère exigeante qui s’est remariée après la mort de son père, et des circonstances qui l’ont forcé à s’enfuir de chez lui.
La voix du personnage est la voix du film qui nous fait voyager dans son passé, son présent et son futur possible. Avec adresse, le film nous entraîne dans ses derniers jours d’aventure, de drogue et de délit sur les quais de l’une des principales gares en Inde. .
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Difficile de vivre lorsqu’on est un enfant dans une gare où règne une très grande précarité. L’Inde est encore aujourd’hui un pays où l’enfant tient un rôle particulier dans la société, bien plus qu’en Amérique Latine ou qu’en Afrique subsaharienne où là son rôle s’arrête à la seule tâche de travail, à la succession des parents et parfois malheureusement à la guerre.
En Inde, l’enfant tient un statut presque à part dans la société. Nous suivons ici Shyamal Bagh, un enfant seul laissé pour compte au milieu de voies ferroviaires devenues avec le temps de vrais dépotoirs.
Tout comme lui les autres enfants vivent tels des parias de la société en récupérant l’argent tombé des quelques couchettes de train ou bien encore en récupérant des bouteilles vides pour se faire au maximum 100 à 150 roupies par jour (environ 2€).
Shyamol Bagh devient même hors la loi lorsqu’il rapt sacs à mains et portefeuilles de touristes ou indiens quelque peu perdus dans l’immensité de la gare.
Dans son plus grand malheur, le jeune garçon a quand même la chance de ne dépendre que de lui-même, car les filières d’exploitation des enfants en Inde sont nombreuses. De la mendicité passive par le biais de diverses atrocités (par exemple faire grandir des bébés dans des jarres pour leur déformer le squelette et les rentre encore plus pitoyable pour un meilleur profit) jusqu’au travail de ces enfants, les autorités ont encore du mal à sévir face à tant d’intolérance.
Pour en connaître d’avantage sur cet enfant des trains, le réalisateur décide de ne pas faire un énième portrait de la misère indienne mais concentre ses efforts sur sa famille afin de mieux comprendre tous les rouages de cette précarité infantile. |
| On prend conscience alors d’une cellule familiale éclatée, d’un père irresponsable et d’une mère ne réussissant pas à l’éduquer et à lui offrir le meilleur des avenirs possibles.
Celle-ci fataliste comme la moralité indienne, véritable chape de plomb sociétal, laisse son fils aux mains de la destinée, sans trop savoir où celle-ci l’emmènera.
De toute manière son fils continuera à voler et vivre de la sorte tout comme le million d’enfants qui vivent actuellement de cette façon en Inde et notamment 400 000 d’entre eux dans les grandes villes de la démocratie la plus peuplée au monde. |
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L’Inde, une future grande puissance ? Certes, mais à condition qu’elle ne s’arrête pas seulement à son expertise informatique ou à ces quelques multi millionnaire de l’industrie. C’est bien dans le domaine social que l’Inde a tout encore à faire, de la condition des femmes (divorces douloureux, différences de salaires fort avec les hommes…), à celle des enfants en passant par toutes les tensions inter religieuses (le terrorisme dont on ne parle jamais).
Ce court documentaire en est encore la preuve, un signal d’alarme essentiel pour une société en développement, aussi rapide et pauvre qu’elle peut être somptueuse . |
HINOMURA - 2007
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