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GENRE :
Triade
NOTE : 6.5/10
RESUME :
"Wai, membre d'une triade à Hong Kong,
fait subir un terrible passage à tabac au
redoutable Crazy Bull. Ce dernier perd un il
dans la bataille avec de se faire arrêter
par la police. 5 ans plus tard, alors que Wai est
traqué sans relâche par la police,
Crazy Bull sort de prison
Il n'a alors qu'une
idée en tête : se venger et faire payer
à Wai son humiliation. " |
A TRUE MOB STORY nous plonge
au coeur des histroires de triades de Hong Kong. Avec
un certain réalisme, Wong Jin, réalisateur
en tout genre, passant sans complexe de la comédie
type Niky Larson aux films d'arts martiaux comme
La Légende du Dragon Rouge ou Evil
Cult, MeltDown, met en scène dans ce film
Andy
Lau dans un Polar Triade noir. Nouvel
Eldorado du réalisateur, le polar Triade est
un créneau porteur, un de ses derniers films
Colour Of The Truth en est la preuve. Annonçant
la couleur aussi brutale que cela puisse paraitre, Wong
Jin est un réalisateur au kilomètre et
tourne plus pour les revenus que cela lui rapportent
que pour la qualité des films qu'il présente
sur le marché. Au rythme de 5 à 7 films
par an, que peut bien donner un polar triade qui demande
tout de même un minimum de réalisme et
d'authenticité ?
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Wong Jin présente ici les
malfaiteurs sous deux aspects, les bons et les méchants.
Il y a donc des bons chez les méchants ? Ici,
Andy Lau, dans le film Wai Cheung-Dee est le mauvais
garçon. Suite à la mort de sa femme, il
garde une part de sa vie pour son fils et tente de sauvegarder
une certaine intégrité. Bien que vivant
de commerces variés, Wai ne vend pas de drogue
et respecte les femmes. C'est en quelques sorte la bonne
conscience des triades.
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L'histoire de "A TRUE MOB
STORY" est sincère, droite et personnalisée
représentant plusieurs caricatures du milieu avec l'ennemi
qui détient son territoire e son business, le boss et
les oncles, le tout gentiment appellé "La famille".
Mais voila, le milieu des triades
n'a rien de bien sympathique et la réalité est
très différente, s'affichant comme dure et sans
pitié. Pourtant, Wong Jin tente ici de relever le défi
et présente un aspect plus humain de la Triade.
Avec dans le rôle principal Andy Lau, Wong Jin s'assure
déjà de la bonne tenue de son film avec dans le
second rôle, la gentille avocate, ici Gigi Leung, plutôt
jolie et vierge de toute méchanceté.
| Mais voilà,
le film peine sérieusement à captiver l'attention
car un peu long à démarrer. "A
TRUE MOB STORY reste pendant près d'une
heure à un niveau de simple feuilleton sans tension
particulière mais sans non plus tomber dans la
série B. On se trouve entre deux genres, un peu
frustré, attendant de voir quelle tournure le film
va prendre. |
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Bien entendu, Andy Lau, comme à
son habitude nous impose de garder une certaine attention, c'est
en effet sur son charisme que repose pour le moment l'intégralité
du film. C'est seulement après une heure que le scénario
se développe pour donner naissance à une seconde
partie plus percutante et plus franche. Wong Jin décide
de ne plus tourner autour du personnage mais au contraire, l'intègre
à l'histoire, le responsabilisant par rapport à
son passé.
Le film prend subitement un sens plus profond.
Au centre des triades, chaque mot, chaque action à un
sens et répond à une certaine logique, celle de
suivre la politique du milieu. Seulement voila, Andy Lau connait
un différent d'ordre personnel dans lequel son clan ne
peut intervenir.
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Wong Jin s'infiltre
alors dans le monde des Triades présentant plus
franchement les pratiques du milieu et norcit par la même
occasion l'aspect bon enfant du début du film.
Prenant plus position, Wong Jin décide de mettre
à l'épreuve le personnage de Wai ou la vengeance
et la mort viennent alors compléter le caractère
vide du personnage. |
A TRUE MOB STORY fait parti du paysage
classique des films de triades Hong-Kongais sans réelle
personnalité à l'inverse de certains films japonais
traitant de l'équivalent, les Yakuzas.
Nous aurons tout de même une certaine forme de respect
pour Wong Jin qui à la finale réalise ici un film
relativement bien pensé au regard du nombre impressionnant
de films que l'auteur compte à son catalogue.
Pour finir, Wong Jin tente le tout pour le tout avec un final
réaliste qui correspond à ce que je souhaitais
voir. La dessus, nous sommes d'accord. |
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Inkotomi
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