Accueil
News
Définition Cinéma Chinois
Définition Cinema Japonais
Liens de l'Asie

CANNES 2002
DEAUVILLE 2003
DEAUVILLE 2004

ASIA-DIFFUSION.COM


ACCES FORUM

Les DVD du mois
DVD ARTE
DVD CTV
DVD HK VIDEO
DVD MK2 EDITIONS
DVD ONE PLUS ONE

DVD OCEAN FILMS
DVD WILD SIDE
Où acheter ses Films



Christy Chung
Eric Vally
Nguyen Phan Quang Binh

Contactez-nous

PARTENAIRE DE




April Story de Iwai Shunji - Japon - 1998
Avec Matsu Takako, Fujii Kahori, Tanabe Seiichi, Tsuda Kanji
GENRE : Comédie sentimentale
NOTE : 7/.10

Uzuki Nireno, une jeune étudiante quitte Hokaido pour venir étudier à Tokyo. De nature très timide, elle parvient malgré tout à se lier d'amitié avec les membres d'un club de pêche et à prendre ses repères dans la capitale japonaise. Les réelles raisons de son déménagement pourtant sont tout autre : elle souhaite retrouver une personne de son village dont elle s'est éprise.

Faisant suite à l'épique Swallowtail Butterfly et précédant le dramatique All about Lily Chou Chou, la place de April Story dans la filmographie de Shunji Iwai est plutôt difficile puisqu'elle sert de relais aux deux chefs d'œuvres du réalisateur. Une position forcément complexante mais dont a su s'affranchir April Story puisqu'il réunit deux ingrédients ayant crée la renommée du réalisateur : le moyen métrage (avec l'excellent Picnic et Undo) et la love story (confirmant le premier essai concluant de Love Letter).

L'introduction ne trompe pas. L'esthétisme des scènes frappe à nouveau d'emblée, complétée par une réalisation originale et inventive. Shunji Iwai ne nous dévoile pas facilement sa jeune étudiante, Uzuki Nireno. Sur le quai de la gare d'Hokaido, il préfère employer un plan introspectif, nous plongeant au fond même du personnage, comme pour nous faire prendre part davantage à son histoire (ce qui finalement viendra se confirmer par la suite). Sa famille venue l'accompagner pour son départ vers la grande métropole de Tokyo lui adresse ses derniers aux revoirs, mais il nous est encore impossible de pouvoir coller le moindre faciès sur l'élue de tout ces saluts. Ce n'est que plusieurs minutes après et suite à l'emménagement de son appartement, que le sourire de Uzuki Nireno et son étonnante fragilité émotive vont enfin pouvoir s'affirmer. Le casting ne trompe pas à nouveau, Matsu Takako est tout simplement renversante d'émotion, mais il ne s'agit nullement ici d'émotion scriptée mais bel et bien d'une interprétation parfaite jonglant à la fois entre timidité et audace. Quitter Hokaido pour Tokyo n'est certes pas une mince affaire, mais lorsque l'on est de plus de tempérament réservé et qu'il faut s'adapter à l'inconnu, l'intégration n'en est que plus difficile.

Un départ pour l'inconnu nécessaire pour intégrer la prestigieuse école de Musashino. D'autant plus nécessaire que son intégration fût le fruit de nuits blanches à réviser dans l'espoir de réussir l'examen malgré la médiocrité de ses notes. Un effort de tout instant, abstraitement concrétisé par la nouvelle étudiante, incapable d'expliquer à ses camarades les raisons qui l'ont poussé à choisir Musashino parmi l'éventail d'écoles présentes à Tokyo. Et si elle en est incapable, c'est parce que l'entrée à l'université de Musashino n'est qu'un prétexte, qu'un alibi à un autre dessein, celui de retrouver un ancien élève d'Hokaido, Yamazaki, censé tenir une petite librairie à Tokyo.

Uzuki ne fait que caresser le simple et doux rêve de revoir celui qu'elle aime secrètement, celui pour qui elle n'hésitera pas à détruire l'intangibilité des barrières de sa timidité, celui dont elle n'espère finalement qu'une simple reconnaissance au delà même d'une quelconque liaison. Aussi s'il est bien un adjectif qui qualifie le personnage qu'incarne la superbe Matsu Takako c'est sans aucun doute la ténacité mais aussi le courage et la force subjugués par une féminité à toute épreuve qui viennent adoucir la force de caractère et l'obstination dont elle fait preuve. Le scénario développé par Shunji Iwai est très féminin, très à fleur de peau et cible très clairement son public, relativement jeune et nourrissant toujours espoir et amitié envers ses histoires à la fois si simples, si réelles et pourtant si belles. Mais là où Shunji Iwai avait de quoi réalisait un long métrage, sûrement pas révolutionnaire mais tout du moins agréable et racé, il préfère opter pour un moyen, et laisse un sentiment de conclusion trop hâtive, là où l'on espérait peut être en savoir davantage.

Caché sous l'aspect d'une comédie sentimentale, April Story s'apparente en fait davantage à un portrait de Uzuki puisqu'à aucun moment le réalisateur ne s'attarde sur une quelconque idylle entre les deux personnages, puisque de fait, il n'en existe pas. La caméra gravite autour de la jeune étudiante, de son emménagement à la découverte de sa voisine peu accueillante, de son entrée en université à son adhésion à un club de pêche. Pourtant inextricablement on sent que ces différentes étapes qu'elle vit à Tokyo et les différents liens qu'elle commence à nouer avec ces différentes personnes n'ont pour but que de l'amener psychologiquement vers Yamazaki. Dès lors il existe ce paradoxe entre d'une part le refus de filmer une quelconque romance (existante ou pas) et d'autre part la quête perpétuelle du Uzuki pour l'existence de cette romance. Un choix artistique qui laisse un arrière goût de déception mais qui finalement permet de recentrer April Story sur ce qu'il est réellement et non pas sur ce qu'il semble être de prime abord. Shunji Iwai réalise finalement ici ni plus ni moins qu'une ode à l'espoir et au rêve, c'est une invitation à se prendre en main, à tenir les rênes de son destin et à lutter contre ses peurs, à accomplir ses passions. Et en cela il a eu raison de se refuser à filmer une quelconque romance, car ce que souhaite Uzuki c'est avant tout de la reconnaissance, elle qui se croyait invisible à ses yeux. Ceux qui aurait aimé en savoir plus, n'auront qu'à se laisser bercer par la sublime bande son et laisser libre cours à leur imagination.

Shunji Iwai réalise à nouveau un film simple d'apparence mais qui cache une profondeur, une sensibilité abyssale et un message subliminal très puissant. Un film très féminin dans sa narration, ses couleurs, ses personnages qui laisse un sentiment de douceur, de beauté et de quiétude formidable.
PAR MUSASHI

 



LES FILMS DE A à Z
INCONTOURNABLES
INFLUENCES


Andrew Lau Wai-Keung
Ang Lee

Chen Kaige

Fruit Chan
James Wong

Johnny To Kei Fung
John Woo

Jia Zhang-Ke
Liu Chia Liang
Li Yang
Lik Wai Yu
Lou Ye
Lu Chuan
Patrick Tam
Patrick Yau
Ringo Lam
Samo Hung
Shaw Brothers
Stanley Kwan
Stephen Chow
Teddy Chen
Tony Ching Siu-Tung
Tsui Hark

Wang Xiaoshuai
Wang Yu
Wong Kar Wai
Yuen Woo Ping
Zhang Yang
Zhang Yimou


Ayoma Shinji
Akira Kurosawa

Kenji Mizoguchi
Kinji Fukasaku

Kiyoshi Kurosawa
Hirokazu Kore Eda
Hideo Nakata
Sabu
Seijun Suzuki
Shohei Imamura
Shinya Tsukamoto
Sono Shion
Takeshi Kitano
Takashi Miike
Takashi Shimura
Yasujiro Ozu


COREE
Chang Yoon-Hyun

Eo II-Seon
Hong Sang Soo

Hyun Nam-Sub
Je-Gyu Kang
Kim Sung-soo
Lee Chang-Dong
Park Chan-Wook
Song Hye-sung
INDONESIE
Riri Riza

VIETNAM

Tran Anh Hung
TAIWAN
Edward Yang
Lin Cheng-Sheng

Hou Hsiao Hsien
Tsai Ming Liang
THAILANDE
Frère Pang


Andy Lau
Bruce Lee

Chow Yun Fat
Christy Chung
Gong Li
Hirokazu Kore Eda
Jackie Chan
Jet Li

Jiang Wen
Ju Jun
Koji Yakusho
Lau Ching Wan
Leslie Cheung
Liu Ye
Maggie Cheung

Michelle Yeoh
Stanley Kwan
Shu Qi
Takeshi Kaneshiro
Takashi Shimura
Terajma Susumu
Tony Leung
Tony Leung Kar Fai
Toshiro Mifune
Tran Anh Hung
Zhang Ziyi

webmaster