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WOMAN'S WORK de Kentaro Otani / JAPON / 2001
Avec Asaka Seto, Shinya
Tsukamoto, Mikako Ichikawa, Jun Murakami |
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A
WOMAN'S WORK : 2001 / Japon /
Genre : Comédie/ NOTE : 7.5/10
Résumé :
Asami et Rina, deux surs, deux joueuses professionnelles de
shogi (échecs japonais ), les deux dans la même ligue,
sont également à un haut niveau. Mais, il y a un mais
: La première traverse une mauvaise passe alors que la seconde
est en plein développement.
Après une période d'essai de trois ans, Asami s'est
finalement mariée à Kazuya, un employé dans une
compagnie commerciale qui est stressé par son travail. Depuis
son mariage, son jeu ne progresse plus. Les relations conjugales deviennent
difficiles bien que Kazuya fasse de gros efforts pour les pacifier
et pour respecter la carrière de son épouse.
Rina a un nouveau petit ami, Hiroki, un musicien amateur dont l'éventuel
génie artistique n'est pas encore reconnu (ni rétribué
) et dont les talents domestiques ne sont pas à la hauteur
de ceux de Kayuza.
Le tournoi de classification de la ligue B de shogi se déroule
dans le grand hall de Tokyo.
Rina souhaite montrer à Hiroki combien l'exemple et la conduite
de son beau-frère sont riches d'enseignements
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Critique
:
A woman's work est une comédie sympathique qui admet
un certain reclassement de la femme dans la condition de vie
japonaise. Le mari, un salary man comme tout bon japonais qui
se respecte est interprété par Shinya
Tsukamoto.
Connaissant plus le personnage en tant que réalisateur
de films qualifiés d'ovnis cinématographiques
pour Tetsuo, ou de génie pour Bullet Ballet,
il est très intéressant de surprendre l'acteur
en tant que mari honnête et droit au centre d'un couple
perturbé avec une femme joueuse d'échec professionnelle
(shogi) qui va imposer à son mari un stress
inhabituel. |
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Le thème
du film abordé est sur fond de relation de couple et
pose le problème de la vie à deux dans le mariage.
Un sujet profondément complexe surtout lorsque l'on s'attaque
aux normes ancestrales de la relation de couple dans un Japon
moderne. Qui mieux que Shinya
Tsukamoto.
aurait pu interpréter le rôle du mari ? Lui que
l'on retrouve en assassin bodybuildé dans Ichii
the Killer ou en publicitaire psychopathe dans
Bullet ballet. Au centre de l'histoire, prétexte
à toutes les humeurs, un jeu que l'on connaît mal,
le Shogi, un jeu d'échec japonais. Asami
(Seto Asaka), la femme de Shinya Tsulkomoto est
une femme qui se regarde vivre, qui se compare et rien ne lui
convient plus. En plus de cette position problématique
dans le couple, sa concurrente est sa sur, interprétée
par Ichikawa Mikako dans le rôle de Rina.
La sur, est plus jeune, plus insouciante et vit avec un
musicien en décalage total avec l'ordre de vie de
Kazuya (Shinya
Tsukamoto).
Le couple est donc libre, insouciant, irresponsable au regard
de la vie de Asami. Ce jeune couple vit la vie sans se
poser trop de question, en éliminant les contraintes
sociales. Rina avec un niveau de Shogi équivalent
à celui de sa sur, énerve Asami et
la déstabilise. C'est cette histoire que nous raconte
de manière ludique le réalisateur Otani Kentaro.
Le film se laisse aller, l'histoire se déroule simplement
et on appréciera beaucoup l'ambiance de l'activité
de ces deux couples qui ont le vrai défaut de se poser
sans doute trop de questions.
Tous les arguments sont bons pour provoquer l'incohérence
d'une situation et faire que son problème devienne le
problème du couple et de son entourage.
Les soucis arrivent, le décalage dans le couple prend
des nouvelles proportions. Au terme de cette histoire, une relation
entre surs, entre époux avec ses hauts et ses bas
et ainsi les remises en questions du quotidien issue de la pression
journalière d'une vie tourmentée et stressée
par le Jeu. On notera dans ce film l'importance du Shogi
et de la pression énorme que subissent les deux soeurs
qui, lorsqu'elles s'affrontent dans un silence absolu, combattent
au final chacune pour le titre et chacune l'une contre l'autre
A Woman's Work est une histoire finalement banale ou les acteurs
se plaisent à jouer cette comédie avec talent.
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