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A FAMILY
de
Lee Jung-chul
- COREE - 2004
Avec
Soo Ae, Joo Hyun, Park Ji-bin
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GENRE
: Drame
NOTE : 8/10
RESUME :
"
Tae-suk arpente les rues à moto. Il laisse des prospectus sur les poignées de porte des maisons. Quand il revient quelques jours après, il sait ainsi qu'elles sont désertées. Il y pénètre alors et occupe ces lieux inhabités, sans jamais rien y voler. Un jour, il s'installe dans une maison aisée où loge Sun-houa, une femme maltraitée par son mari.... "
DVD Zone 2 disponible chez Asia-Diffusion
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"L'ange déchu
qui jouait au golf"
Ce nouveau film de Kim
Ki-duk nous fut présenté
dans la section Korean Panorama. Il était attendu
comme le seront dorénavant tous les prochains
opus du réalisateur coréen dont le festival
de Deauville nous avait offert une rétrospective
au début de l'Année. 3-iron c'est l'histoire
d'un squatter d'un genre un peu particulier. Il déniche
des maisons laissées vacantes par leurs propriétaires
pour un temps et y pénètre pour y manger
et dormir. En contrepartie, il arrose les plantes, fait
la lessive, nettoie la maison et répare même
les appareils endommagés. Un jour alors qu'il
croit la maison vide, celle-ci abrite en fait une jeune
femme maltraitée par son mari qui se cache et
va commencer à observer le manège de ce
visiteur hors du commun. Puis, attirée par lui,
elle va décider de le suivre dans ces pérégrinations..
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Grâce à un sens aigu
de la mise en scène, le réalisateur nous
gratifie d'un petit chef-d'uvre de poésie
cinématographique. Les scènes sont réglées
au millimètre. Le scénario écrit
à la perfection. Kim Ki-duk s'octroie même
le luxe de priver de dialogue les deux personnages principaux
rendant l'uvre encore plus équivoque et
mystique. Seuls dialogues, ceux qui parviennent du dehors
à ces deux oiseaux en cage, enfermés dans
leur monde. Ce sont les voix de ceux qui ne les comprennent
pas. Une part du monde agressive et rationnelle. Mais
qui est réellement derrière les barreaux
de la cage? Illusion d'optique? Illusion cinématographique?
L'allégorie est belle: Entrer de force dans ces
cages dorées où les gens se sentent si
en sécurité pour leur apporter un peu
de l'extérieur, pour rendre visible l'invisible..
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Les multiples interprétations que l'on peut
apporter à cette histoire et qui confèrent
au film ses lettres de noblesse artistiques grâce
à la communion de l'auteur avec son public sont
résumées en une phrase de conclusion:
"Il est étrange de reconnaître que
le monde dans lequel nous vivons est soit une illusion
soit un rêve". Une vision bouddhique du monde
que Kim Ki-duk partage avec nous. Cette femme violentée
par son mari et qui a tant besoin d'aide, combien a-t-elle
pu espérer la venue libératrice de ce
doux dingue que la société méprise.
Combien l'a-t-elle rêvé? Où se situe
la frontière entre le désirable et le
désiré, entre la force et la loi, entre
la morale et le vice? Toutes ces questions sont soulevées
par le film, sans qu'une fois encore KKD y réponde.
Car libre au spectateur, à celui qui fait la
moitié de l'oeuvre d'y répondre. On n'imagine
pas combien la venue d'un être aussi désintéressé
peut changer la vie des hommes. C'était le rôle
du philosophe que de jouer l'innocent, le fou du roi
pour mettre le doigt sur les perversités (dans
son acception psychanalytique, le pervers n'est ni un
psychotique qui prend ses phantasmes pour réalisables
et passe à l'acte, ni un névrosé
qui sait que ses phantasmes seront toujours de l'ordre
de l'irréalisable et en souffre), les faux-fuyants
et les inepties de notre société. C'était
un personnage semblable que Takashi
Miike conviait dans son film Visitor
Q.
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Enfin quelqu'un pour secouer les
fondements de la société coréenne, faite
d'autorité patriarcale et d'irrespect envers les femmes.
Enfin un film qui fait trembler les bases d'une cinématographie,
par trop convenue, qui lui donne des ailes. Celles d'un ange
venu d'en haut ou d'en bas qui s'est pris des coups de matraque
et de club de golf. Toujours en tendant l'autre joue. Ca ne
vous rappelle pas quelqu'un? En tout cas, lui, il renvoie la
balle! |
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Mystere
Vic - PIFF 2004 - Korean Panorama
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