Accueil
News
Définition Cinéma Chinois
Définition Cinema Japonais
Liens de l'Asie

CANNES 2002
CANNES 2004
DEAUVILLE 2003
DEAUVILLE 2004


ASIA-DIFFUSION.COM


ACCES FORUM

Les DVD du mois
DVD ARTE
DVD CTV
DVD HK VIDEO
DVD MK2 EDITIONS
DVD ONE PLUS ONE

DVD OCEAN FILMS
DVD WILD SIDE
Où acheter ses Films



Christy Chung
Eric Vally
Nguyen Phan Quang Binh

Contactez-nous


PARTENAIRE DE




Réalisateur : Wong Kar Wai - 2003 - Chine HOng KOng - Genre : Drame
avec Tony LEUNG Chiu Wai, ZHANG Zi-Yi, Gong Li, Takuya Kimura, Chang Chen, Faye Wong et Carina Lau et avec la participation exceptionnelle de Maggie CHEUNG Man-Yuk
Genre : Drame
Note : 9/10

Résumé
Il était écrivain. Il pensait écrire de la science-fiction, mais il écrivait sur le passé. Dans son roman, un mystérieux train partait de temps en temps pour 2046. Tous ceux qui allaient là-bas étaient mus par la même intention… retrouver leurs souvenirs perdus. Certains affirmaient qu’en 2046 les choses étaient immuables. Personne ne pouvait en être sûr. En tout cas, nul n’en était jamais revenu. Sauf lui. Il voulait changer.
Critique :
2046, c’est un nombre qui évoque une année, cinquante ans après la cession de Hong Kong à la Chine… mais c’est aussi le nombre qui ne quitte pas l’esprit de Chow Mo-Wan (Tony Leung), depuis In the Mood for Love.
Est-ce un nombre lié à son passé qui le hante ? Est-ce un nombre de son présent, alors qu’il se réfugie dans des chambres d’hôtel bon marché ? Ou est-ce le nombre qui s’impose à lui dans le feuilleton de science fiction qu’il écrit pour gagner sa vie ?
18h15. Vingt minutes avant la séance de 2046, la nouvelle œuvre de Wong Kar Wai, et déjà des doutes s'installent : Peut-il faillir pour la première fois ? Le montage saura t'il redresser les torts du festival cannois ?
18h25. Le désir monte, mais Wong Kar Wai aime se faire désirer. Quatre interminables années depuis In The Mood For Love, récompensé par un prix d'interprétation masculine à Cannes, affirmant enfin sa reconnaissance internationale.
18h30. La salle se remplit petit à petit, il reste encore de nombreux sièges vides corroborant le fait que le cinéma asiatique, même pour ce qui paraît déjà comme un film culte, n'attire pas encore les foules…
18h35. Ecran noir. Silence religieux. Projection. Les premiers instants du film nous laisse réfléchir à ce qu'est " 2046 ".
Un chiffre emblématique sans aucun doute. Celui d'une chambre où deux amants se sont autrefois aimés. 2046, c'est aussi une date fatidique. Elle amorce la fin d'un pacte de cinquante années de non intervention de la Chine sur Hong Kong après la rétrocession en 1997 de ce territoire britannique.
Enfin 2046, est un lieu, un train, un souvenir qui ressasse les amours perdus de Chow Mo Wan (Tony Leung Chui Wai) un écrivain, ancien journaliste à Singapour qui nous fait vivre l'un des chapitres les plus tristes de sa vie, après avoir laisser derrière lui sa plus grande romance.
On y trouve un homme mûr, séduisant, expérimenté, sûr de lui qui année après année a été rattrapé par ses souvenirs, ses anciennes conquêtes, toutes des occasions perdues de trouver enfin l'âme sœur. Parmi elles, quatre femmes se partagent sa mémoire et ses sentiments.
Su Li Zhen (Maggie Cheung) fut son véritable amour, son unique regret. Elle se dessine tel un fantôme, un souvenir si tendre et si douloureux qui hante sa vie jour après jour. Mais le destin ne lui laisse pas le choix, il faut vivre sans elle et poursuivre son propre chemin. Une tâche trop difficile.

C'est en voyageant à Singapour dans les tripots de jeu qu'il rencontre une superbe femme. Habillée tout de noir vêtu, sa personnalité est aussi mystérieuse que le gant porté à sa main gauche. Chow trouve en elle comme le reflet de sa personnalité, noire, ravagée par sa mémoire qui le consume. Après avoir fait les présentations, il apprend avec stupéfaction qu'elle porte le nom de son ancien amour : Su Li Zhen (Gong Li). Il semble à nouveau vivre ce qu'il a tant essayé de fuir malgré lui. Chow quitte alors Singapour pour s'installer à Hong Kong dans un hôtel, chambre 2046.
De cette chambre et la 2047, il fait la connaissance de Bai Ling (Zhang Ziyi), femme vendeuse de charmes aux hommes de passages. Jeune, fougueuse et sensuelle, Chow ne résiste pas à l'appel de ses pulsions et décide ainsi de se faire plaisir. Mais à ce petit jeu, Bai s'amourache de l'écrivain alors qu'il ne considère leur relation que sous un rapport sexuel et conflictuel. Il entretient l'illusion de tenir à ses sentiments, mais il n'en est rien, et profite de la situation sans pour autant savoir où cela le mènera.
Il approche alors Wang Jin Wen (Faye Wong) la fille aînée du patron de l'hôtel. Amoureuse d'un japonais, son père lui somme formellement de terminer cette relation. Néanmoins Chow lui permettra de recevoir de ses nouvelles en toute discrétion. S'attachant l'un à l'autre, Wang l'aide à écrire son roman énumérant ses anciennes conquêtes dans un univers fictif se déroulant en 2046. Elle ne remarque pas qu'un des personnages féminins lui soit destiné. En effet, l'écrivain semble s'être éprit d'elle mais il trop tard pour débuter une nouvelle idylle car grâce à lui, Wang a pu tisser son amour avec le japonais et ont déjà décider du mariage en accord avec son père finalement conciliant…
Chow peut-il encore trouver l'âme sœur ou est il attaché pour toujours à ses vieux démons ?...

A la fois mélancolique et futuriste, 2046 est un ovni, unique, l'un des joyaux cinématographiques de cette année.
Une pièce d'orfèvre, revenant à ce que le cinéma d'aujourd'hui avait oublié : la beauté et la simplicité des sentiments. Pleurer, sourire, tomber en amour, … des instants magnifiés par Wong Kar Wai.
Dans un espace confiné, entre les murs d'une chambre, d'un couloir, d'un hôtel ou d'une ruelle, le cinéaste travaille au plus près des personnages et de leurs sentiments. Tourné dans la même configuration qu'In The Mood For Love, 2046 en est superbe visuellement, s'appropriant à nouveau la récurrence de nombreux lieux et objets, employant un jeu de lumière détaillé : sombre pour les scènes avec la Su Li Zhen de Singapour, colorée avec Bai, high tech avec Wang et monochrome ou brumeuse lors des rappels à la première Su Li Zhen interprété par Maggie Cheung. Les petits instants futiles tel l'écriture du roman, la fumée de cigarette, les ralentis sur des moments précieux, nous rappellent les mêmes qualités et procédés de son précédent film.
Les relations sentimentales, ses débuts et ses fins sont la quintessence du cinéma de Wong Kar Wai. Il sculpte l'amour et la mélancolie comme peu de cinéastes en sont capables, même si cette fois 2046 se veut plus sexuel, moins léthargique, munit d'une narration éclatée.
2046 hypnotise, fascine et se rapproche indissociablement de " Nos Années Sauvages " et " In The Mood For Love ".Les preuves en sont l'utilisation des mêmes noms pour les personnages de Tony Leung et Maggie Cheung / Gong Li et la réapparition de Loulou (Carina Lau) dans 2046, un des personnages de " Nos Années Sauvage ". Ainsi une boucle est bouclée, mais ce projet de quatre années ne serait rien sans l'immense talent de Tony Leung dont les avis ne peuvent être que dithyrambique.
Il apparaît changé de cet écrivain amoureux et timide d'In The Mood For Love pour devenir ici un homme sombre, marqué par le passé. La révélation du film est acquise à Zhang Ziyi, étonnante par sa densité de jeu, rarement employée de manière si prolifique. Il n'en doute qu'avec 2046, Zhang Ziyi a transformé les espoirs portés en elle en véritable coût d'éclat. Faye Wong est délicieuse, déterminée et apporte toutes ses qualités notamment dans la partie fictive du film. Enfin Gong Li, impériale et froide, charismatique et triste, tout en retenu forge une première participation réussie à un film du cinéaste de Hong Kong. Quant à Maggie Cheung, elle n'apparaît qu'à de rares instants et incarne parfaitement ce désir fantomatique sortis des limbes sentimentaux de l'écrivain.
Embaumé par une musique délicate au rythme d'opéra, latino et classique, 2046 se définit comme le film-résumé de la carrière de Wong Kar Wai, une magnifique bohème empreinte d'onirisme, de sentiments palpables, et, comme dans ses anciennes œuvres, empreinte d'une non-fin laissant au spectateur le plaisir de continuer ce rêve.
20h46. Fin de la projection. Est-ce un hasard ? Non, juste sublime.
PAR HINOMURA


LES FILMS DE A à Z
INCONTOURNABLES
INFLUENCES


Andrew Lau Wai-Keung
Ang Lee

Chen Kaige

Fruit Chan
Gordon Chan
James Wong

Johnny To Kei Fung
John Woo

Jia Zhang-Ke
Liu Chia Liang
Li Yang
Lik Wai Yu
Lou Ye
Lu Chuan
Patrick Tam
Patrick Yau
Ringo Lam
Samo Hung
Shaw Brothers
Stanley Kwan
Stephen Chow
Teddy Chen
Tony Ching Siu-Tung
Tsui Hark

Wang Xiaoshuai
Wang Yu
Wong Kar Wai
Yuen Woo Ping
Zhang Yang
Zhang Yimou


Ayoma Shinji
Akira Kurosawa

IWAI Shunji
Kenji Mizoguchi
Kinji Fukasaku

Kiyoshi Kurosawa
Hirokazu Kore Eda
Hideo Nakata
Sabu
Seijun Suzuki
Shohei Imamura
Shinya Tsukamoto
Sono Shion
Takeshi Kitano
Takashi Miike
Takashi Shimura
Yasujiro Ozu


COREE
Chang Yoon-Hyun

Eo II-Seon
Hong Sang Soo

Hyun Nam-Sub
Je-Gyu Kang
Kim Ki-Duk
Kim Ji Wun
Kim Sung-soo
Lee Chang-Dong
Park Chan-Wook
Song Hye-sung
INDONESIE
Riri Riza

VIETNAM

Tran Anh Hung
TAIWAN
Edward Yang
Lin Cheng-Sheng

Hou Hsiao Hsien
Tsai Ming Liang
THAILANDE
Frère Pang


Andy Lau
Bruce Lee

Chow Yun Fat
Christy Chung
Gong Li
Hirokazu Kore Eda
Jackie Chan
Jet Li

Jiang Wen
Ju Jun
Koji Yakusho
Lau Ching Wan
Leslie Cheung
Liu Ye
Maggie Cheung

Michelle Yeoh
Stanley Kwan
Shu Qi
Song Kang-Ho
Takeshi Kaneshiro
Takashi Shimura
Terajma Susumu
Tony Jaa
Tony Leung
Tony Leung Kar Fai
Toshiro Mifune
Tran Anh Hung
Zhang Ziyi

webmaster