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12
- Storeys de Eric
Khoo-
Singapour - 1997
Avec Jack
Neo (Ah Gu), Koh Boon Pin (Meng), Chuan Yi Fong (Lili), Lum May Yee
(Trixie), Lucilla Teoh (San San) |
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12
Storeys : 1997 -GENRE : - NOTE : 7/10
Résumé
Ah Gu, un homme désespéré par le manque d'affection
et la vénalité de Lili, sa femme originaire de Chine
continentale. Meng, frère aîné de Trixie obsédé
par les exploits sexuels fantasmés de sa sur cadette.
San San, une jeune femme tourmentée par sa mère à
cause de son poids. Trois destins qui s'entrecroisent au sein d'un
immeuble, sous le regard du fantôme d'un jeune et frais suicidé
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12 Storeys - "Tour de
Babel"
12 étages d'un immeuble "HLM" amélioré
dans lequel le gouvernement de Singapour loge ses citoyens. 12 étages
et trois histoires qui s'entremêlent au montage et dont le fil
conducteur, l'ange-gardien est ce fantôme d'un jeune homme qui
s'est suicidé en ouverture. Par désoeuvrement, par ennui
de la vie. De cette vie bien rangée, la détresse transpire.
La fille philippine qui ne cesse de se faire insulter par sa mère
adoptive (au point qu'on se demande quand elle va lui coller le fer
à repasser dans sa mâchoire édentée). Celle-ci
n'a pas d'autre occupation de la journée que de déverser
sa bile âpre sur cette femme brave mais désorientée. |
| L'autre c'est ce frère qui
ne peut s'empêcher d'exercer son autorité, usurpée
des parents (inexistants) sur son frère et sa sur pour
mieux cacher son impuissance à vivre. Enfin, ce couple, l'une
venant de Pékin croyant avoir épousé le roi du
pétrole et se retrouve épouse d'un vendeur de tofu.
Intéressée, vindicative, elle exploite la longanimité
et le désarroi sexuel de son mari, pauvre hère, mais
néanmoins "patron de son affaire". |
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Ces trois portraits témoignent
du mal-être latent d'une ville-état qui derrière
son aspect lisse propre et sage cache des vies qui se déchirent,
des familles désunies, bref le lot de tout pays occidentalisé
lorsqu'il dresse des cloisons entre ses générations.
Singapour n'y échappe pas. Pourtant il existe une particularité
à ce mal-être. Il se fait sur fond de crise identitaire,
de creuset où la sauce a mal fondu. A ce titre les dialectes
parlés par les protagonistes des trois histoires sont représentatifs
du cinéma de Singapour et de son tissu social. Malais, Chinois
(Mandarin saupoudré de hokkien) en anglais s'y mêlent
allègrement. Tour de Babel où même les gens qui
parlent le même langage auraient du mal à se comprendre,
l'immeuble de 12 storeys dresse un constat amusant mais terriblement
exact des paradoxes de ce pays parmi les plus riches du monde et historiquement
les plus pauvres. Filmé dans la lignée du cinéma
social britannique, 12 storeys parle de gens simples qui s'enfuient
les uns des autres. |
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Mystere Vic
Avril 2004 - Rencontres du Cinéma asiatique de Paris
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